Ils étaient trois candidats à la présidence de la société qui gère les hippodromes parisiens et régit les courses en France: France Galop. Bertrand Bélinguier ex-pdg du PMU, à 69 ans, a été élu dès le premier tour pour quatre ans, devant Edouard de Rothschild, président sortant et Jean d’Indy vice-président de l’Obstacle .
Le propriétaire et cavalier de compétition Edouard de Rothschild abandonne le fauteuil où il avait succédé à Jean-Luc Lagardère en 2004. Certains reprochaient au propriétaire de Libération, sa gestion trop centralisée et ses rares apparitions sur les champs de course. Pour l’homme de terrain Bertrand Bélinguier, qui avait en 2009 transmis à Philippe Germond les rênes du PMU, c’est une victoire. » Un grand honneur et un grand plaisir », dit-il très policé et courtois, aussi familier du monde des courses que de celui de l’entreprise .
Le Bordelais de 69 ans qui est passionné de cheval et propriétaire, ancien de Sciences po avait pu concilier dès 1997 ses compétences et sa passion à la tête du PMU. Une institution surannée qu’il s’était attaché à moderniser en entreprise d’avenir, pouvant affronter la concurrence. Trois mandats durant lesquels les résultats en progrès auraient permis à la filièr de se développer et d’embaucher, il en est très fier.
Il s’est d’emblée entouré à la présidence de France Galop de deux vice-présidents ; Loïc Malivet, président du Syndicat des éleveurs, et Jean d’Indy, » par souci d’union » dit-il, ainsi reconduit, le sportif ne va pas ménager ses efforts. Depuis le 1er octobre, l’annonce de sa candidature, il a montré sa motivation en menant entre autre une campagne convaincante. Il a aussi rencontré les cinquante membres du comité, déclare-t-il. Il leur a présenté un plan de développement détaillé des activités de galop, pour travailler en même temps à un redressement de la situation des professionnels éleveurs, propriétaires, et entraîneurs . La France qui organise des grandes courses telles l’Arc de Triomphe, Diane…, ne se soucie pas de ceux qui se trouvent dans une situation difficile et c’est un paradoxe. Ses mesures ; hausse des prix de courses, soutien de l’élevage, rationalisation des coûts,…, rénovation de l’hippodrôme de Longchamp, autant de projets qu’il entend mettre en oeuvre pendant sa periode de présidence de France Galop.